Miscellaneous anecdotes outside of the comfort zone -
Currently using my lifetime as a lab to understand and generate sustainable happiness.

Friday, 12 April 2013

Qu'il est bon...


Qu'il est bon d'avoir mon âge.
Qu'il est bon d'avoir mon culot.
Qu'il est bon d'avoir des idées.
Qu'il est bon d'avoir la liberté.
Qu'il est bon d'avoir ma famille.
Qu'il est bon de n'avoir qu'un backpack.
Qu'il est bon d'avoir de la musique.
Qu'il est bon de se faire des amis partout.
Qu'il est bon d'avoir des rêves et de les réaliser, sans jamais en être à court.
Qu'il est bon de ne pas avoir de plans.
Qu'il est bon de découvrir de nouvelles pistes au fur et à mesure du chemin.


Qu'il est bon d'être passive, de se laisser porter, d'avoir foi en la vie.
Qu'il est bon d'avoir ma vie.

Ceci est un hommage à soi. On s'estime trop peu dans notre monde.
Libre à vous de suivre le mouvement.


Écrit dans l'avion de Edmonton à Yellowknife.
Mon vol précédent était Paris-Montréal … tant de choses de sont passées depuis :-)

Banff - janvier 2013


Calgary se situe à environ une heure de route des Montagnes Rocheuses. Le paradis de tous les amoureux des sports d'hiver, des grimpeurs, des randonneurs. Pas étonnant que beaucoup d'étudiants viennent à Calgary pour profiter entre autre des montagnes le week-end.

Banff - En haut des pistes !

Stéphanie une amie de mon Couchsurfer Marc, m'a proposée d'aller passer un samedi à Banff pour skier. J'ai trouvé ça chouette de se part qu'elle me propose. Ensuite j'ai repensé à la dernière fois où j'ai chaussé des skis, c'était il y a .. 6 ans, ce qui équivaut à ma fréquentation moyenne des montagnes depuis ma naissance. Dur de savoir si je retrouverais des bases de survie, genre le chasse-neige (qui soit dit-en passant s'appelle "la pizza" ici. bref).
Mais j'ai quand même sauté sur l'occasion !



La rando du matin

 
Banff, c'est une des plus grosses stations de ski des rocheuses. Donc chère et touristique.Stéphanie m'a gracieusement hébergée chez elle la veille pour qu'on parte tôt, elle m'a offert le trajet, conseillé d'appeler le centre de l'université pour louer du matos pas cher que Marc est allé chercher, et il m'a prêté son casque...
 En conclusion, merci les amis !! Beaucoup de générosité et de bienveillance, ça m'a touchée.




Avec le plaisir de voir que je n'avais pas complètement tout oublié, jai retrouvé l'univers des pistes, des télésièges, un petit côté Gad Elmaleh sur le télésiège avec le stress du « si jamais mon gant tombe.... » :)
Une grande première pour Totoro.


Au retour on a pris un café avec mon auto-stoppeur tasmanien préféré qui bossait dans le coin !

Première expérience des Rocheuses et du ski au Canada, le tout sous une très belle météo, c'tait vraiment l'fun !

Saturday, 6 April 2013

Calgary & Edmonton - nouvel an et janvier 2013



Un peu malgré moi, j'ai passé mes derniers jours de 2012 et mes premiers jours de 2013 dans les deux plus grosses villes de l'Alberta.

Sculptures dans le centre-ville de Calgary.

Quand on regarde la carte, Calgary (N)* est une plaque tournante de mon voyage. S'arrêter de progresser dans l'Ouest pour un moment, et se lancer dans une aventure de 2 mois à la suite d'une e-mail, direction les Territoires du Nord Ouest (une des trois provinces canadiennes qui bordent l'Arctique).
Début janvier, j'ai reçu une réponse positive de wwofing à Blachford Lake Lodge quelques jours avant le début de leur saison. Ce châlet éco-touristique est situé au bord d'un lac, au milieu de la forêt boréale, à 100km de Yellowknife (M).
Lucky me, que d'excitation !

* Ndlr : Les noms des villes principales que j'ai traversées sont maintenant répertoriés sur la carte (bannière du blog) et précisés dans les articles ! pretty cool, eh ?

Calgary et Edmonton (L) étaient sur mon chemin pour le Grand Nord. J'ai donc passé quelques jours dans chaque ville, couchsurfant, me promenant pour sentir l'ambiance, faisant mes derniers achats d'équipement là où c'est pas encore trop cher, me poser aussi car j'étais fatiguée.
Avec quand même une belle journée en montagne sur laquelle je reviendrai (la journée ou la montagne ? pouarf).
Parmi les trucs insolites, j'ai déjeuné dans une pagode bouddhiste et j'ai fêté le nouvel an chez l'amie d'une amie de mon CSer. On a bu et joué au Taboo, c'était plutôt rigolo.

Ballade avec 2 couchsurfeuses allemandes à Calgary

Les 300 km qui séparent Calgary d'Edmonton ont été l'occasion de faire du stop seule pour la première fois. Ça s'est bien passé, avec tout de même une heure d'attente au début, un peu longue sans mes hitch-mates adorés ! Au total 4 heures de trajet et 2 rides. J'ai pu rencontrer un pilote d'avion bien sympa puis un couple de français-canadiens âgés de 80 ans.
Parenthèse, l'Alberta est une des provinces contenant pas mal de communautés francophones, mais attention rien à voir avec les québécois. Ceci dit on a eu du mal à se comprendre, c'était presque plus facile en anglais..

Pour rejoindre Yellowknife depuis Edmonton, j'ai pris l'avion avec tout mon barda d'hiver qui devait faire ua moins 20kg. Parce que les 1500km de stop seule par -15°/-20°c, faut pas abuser, y'a des limites à tout. Quoique... mais ça c'est une autre histoire ;-)

Quelques photos prises entre 28 décembre et le 10 janvier :

La  Bow River qui traverse Calgary


Lumière de fin de jour au bord de la rivière


Tarte au citron meringuée maison !
devenue depuis un "must-bake" chez mes Couchsurfers...
C'est français, c'est bon, facile, on trouve les ingrédients partout. What else ?


 Et mon exploit personnel : Faire une galette des rois !
Pas d'Epiphanie ici au Canada, mais tenant à MA galette des rois annuelle j'ai prôné le système D, avec des feuilles filo pour remplacer la pâte feuilletée, une frangipane maison, une amande en guise de fève. Pas si pire !
Les colocs d'Edmonton ont apprécié de tirer les rois pour la première fois de leur vie et je crois que ça leur a plu !


Dégustation de la bête ! (en pyjama léopard, Mark, mon CSer)

Friday, 5 April 2013

Pow Wow !! décembre 2012



A l'occasion de la pleine lune du 28 décembre 2012, j'ai eu la chance d'assister à un Pow Wow, dans un gymnase de la réserve de Tsuu T'ina, au Sud-Est de Calgary.




Cet article va être l'occasion de vous faire une petite introduction à ce que je sais de la culture des native americans, avec mes propres mots et l'aide du web. Trois catégories :
  • les Inuit* (57 000) qui vivent des les régions arctiques.
  • les Premières Nations* ou Autochtones (758 000) occupent une partie du Canada, sous forme de réserves ou de territoires.
  • les Métis (316 000) qui comme leur nom l'indique sont les descendants d'unions entre Premières Nations et colons anglais et français, à partir du XVIIe siècle.
* les termes "Eskimo" pour désigner les Inuit et "Indien" pour désigner les "autochtones" sont péjoratifs.

Parce que je n'ai pas encore eu la chance de côtoyer les autres groupes, je m'intéresse plus particulièrement aux Premières Nations. Ces derniers sont répartis sur tout le Canada, en 630 communautés. Une certaine unité culturelle (tradition chasse/pêche, animisme et importance des plantes médicinales, cérémonies, danses, chants, etc.) mais pas mal de différences aussi selon le relief/le climat et à travers la diversité des langues parlées (11 familles linguistiques).

La situation et les mœurs des autochtones ont changé depuis l'arrivée des Européens. Les Premières Nations connaissent maintenant un certain nombre de problèmes sociaux (dont alcool, drogue, obésité, violence, suicides...). Ces difficultés pourraient être en partie dûs au tragique épisode des écoles résidentielles, qui ont arraché des génération d'autochtones à leurs racines familiales, leur inculquant une éducation européenne, chrétienne, stricte, loin de leurs parents et des anciens (très bon témoignage vidéo ici). Ce lavage de cerveau n'a fait qu'anéantir une partie de leur mode de vie traditionnel.

Les réserves que j'ai visitées ressemblent à des zones pavillonnaires, certaines assez austères, avec quelques tipis dans les jardins. Il y a une mairie, une école, des fois un centre sportif. Malgré un mode de vie devenu très occidental et toutes les problématiques socio-politiques que j'ai cités ci-dessus; certaines traditions tiennent la route.

Fin du cours :-)
Sources pour les stats (les sites sont bien faits): 
démographie : gouvernement canadien , http://www.aadnc-aandc.gc.ca/eng/1309463897584/1309464064861, 2011.
langues : http://www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/anthropologie-linguistique




Grosso modo, un Pow Wow est un rassemblement festif de familles (Dieu sait qu'elles sont nombreuses) qui défilent les unes après les autres sur fond de chant et percussions. Celui auquel j'ai assisté a duré toute une soirée et rassemblait environ 500 personnes.



Même si la plupart des Pow Wow sont ouverts aux "blancs", il n'y a pas de communication faite auprès du grand public. Nous, on a eu le mot par un guérisseur qu' Hugo conaissait. On s'y est donc rendus à 4 : Hugo (mon hôte), Amélie, Suzanne (wwoofeuse française elle aussi) et moi. La "piste de danse" est au milieu du gymnase, bordée par les "cercles" de percussionnistes. C'est familial, bruyant, coloré, assez impressionnant.






Les costumes traditionnels sont portés, avec des couleurs plus flash que ce que j'imaginais. Coiffes, tresses, perles brodées, franges, moccassins, bijoux.... mais aussi looks de rappeurs US autres casquettes nike... le mélange de tradition et modernité est bien là !





Chaque famille est divisée en deux avant son "passage" devant les autres : Ceux qui défilent, généralement en dansant et en marchant très lentement en rythme. Puis ceux qui assurent le fond sonore - soit une douzaine d'hommes assis autour d'un tambour battant la pulsation et chantant, le tout à l'unisson. Un chant de guerrier, puissant, virile, entraînant.

  

Après toutes les danses a lieu le Give away. En d'autres mots, les familles ont apporté toutes sortes de cadeaux qu'elles assemblent en un gros tas au milieu. Tout est distribué, à tous les participants. Sacs, couvertures, gants, affaires d'hiver, linge de maison, jouets, billets de 10$... Après un chant de remerciement, tout le monde est venu danser au milieu en cercles concentriques. C'était fort de sentir une telle énergie, les vibrations venant des tambours, des pas, du sol...





Et à la toute fin du Pow-Wow, on a eu un petit message au micro des représentants d'Idle No More, un mouvement international non-violent, militant pour les droits des peuples aborigènes. Ça m'a laissée sur une note optimiste, certains disent même qu'une révolution est en marche...






je vous invite à checker wiki, ça vaut le coup.


   J'ai adoré cette expérience, unique, authentique, touchée de recevoir autant de partage de traditions qui m'étaient totalement inconnues. Les "blancs" présents constituaient une minorité. Moi qui pensait éviter un choc culturel trop gros en allant au Canada, me voilà revenue sur mes positions !
D'ailleurs, désolée pour la qualité des photos toutes prises à la va-vite, j'ai pas osé trop faire la "touriste" ;-)

Prochaine étape : retour à la civilisation urbaine pour découvrir Calgary et fêter le nouvel an 2013 !

Thursday, 28 March 2013

Spirit Hills, décembre 2012



Du 5 décembre 2012 au 5 janvier 2013, j'ai passé un mois à Spirit Hills.
Cette petite colline enneigée en hiver est située au milieu des Foothills, massif vallonné qui précède les majestueuses Rocheuses. Spirit Hills se situe à Millarville, une communauté au sud-ouest de Calgary, 2e grosse ville de l'Alberta. Cette province a un peu une réputation de "Texas canadien", entre autres dû à  une économie montante à cause du pétrole, des exploitations agricole importantes, des gens à l'esprit un peu conservateur mais pas que. On sent malgré tout dans l'air un côté american dream qui pousse les autres canadiens et les étrangers à s'installer, du genre "là, tout est possible".

Il y a quinze ans, Ilse et Hugo ont quitté la Belgique avec leurs 3 enfants pour s'installer là et commencer une nouvelle vie, plus aérée, plus proche de la nature, plus ethique. Quelques poules pour les oeufs, trois chèvres pour les produits laitiers, des chevaux pour le loisir, un potager, un compost. La viande est chassée par Hugo avec un arc et des flèches : wapiti, cerf, élan. Le tout est réservé à la consommation personnelle.



Les enfants ont grandi et sont partis habiter en ville. Hugo a quitté son travail de manager de complexes hôteliers pour se consacrer à l'écriture de romans. Ilse vend des bijoux.
Depuis le début de l'année dernière, leur rêves ont pris des dimensions plus grandes : Hugo c'est mis à l'apiculture et a commencé la fabrication de son propre vin de miel. Une vingtaine de wwoofers sont venus les aider tout au long de l'année pour la récolte du miel et la fabrication du précieux breuvage...
Amélie et moi avons eu la chance d'assister à l'accomplissement du projet : l'embouteillage (!) du premier cru et l'inauguration publique de l'ancienne grange transformée en cave à vin, le 21 décembre.
Deux sortes d'hydromel (vin de miel, sans raisin) sont fabriquées : Un « rouge » au cassis et un « blanc » au pissenlit. Tous les ingrédients utilisés sont locaux et/ou biologiques. Après un fort succès auprès de la communauté, le vin est en train d'être commercialisé dans la région, ce qui vaut à Ilse un gros travail de communication.

La "Winery"


Entrée et "tasting room".
Une ambiance vraiment particulière et chaleureuse pour compenser avec le froid du dehors !




Le travail en images:
Salle du haut, où trônent les 4 réservoirs de 450L de vin prêt à être embouteillé !

Transfert d'un réservoir à l'autre pour acheminer le vin vers sa chaîne de montage.

Salle du bas. préparation de la chaîne d'embouteillage. cadence : 4 personnes, 2000 bouteilles en 2 jours !

1ère étape : stérilisation des bouteilles, au gaz.

2e étape : remplissage grâce à un tuyau relié aux réservoirs de l'étage supérieur.
Au premier plan, ma main colorée par le dur labeur.

3e étape : le bouchon !
dernière étape : étiquetage et stockage !



Ce mois de wwoofing m'a été vraiment formateur. Après la longue traversée en stop, le retour à l'état « statique » a été un peu dur au début mais on en avait besoin avec Amélie. Poser notre backpack quelque part sans avoir à chercher quoi que ce soit pour un mois. Prendre de nouvelles habitudes même s'il n'y a pas vraiment de routine à Spirit Hills. On laisse la nature et le karma décider...

J'ai aimé...
Ce retour à la nature, m'occuper des animaux matin et soir, cuisiner des bons produits, pour tout le monde, commencé à apprécier le vin (les wwoofers ont leurs propres bouteilles dans un coin de la cuisine, ce serait dommage de pas se servir !)

Découvrir l'esprit bien vivant d'authentiques cowboys de la country, du rodéo en allant à des potlucks et des "barn parties"...
Musique live dans une grange relookée en salle de concert, chez des amis d'Hugo et Ilse.
"Knockin on heaven's doors", "Hotel California", "Have you ever seen the rain"...
n'ont pas pris une ride.


Passer Noël avec Amélie à se consoler en faisant des sablés, comme à la maison... :)

Observer un troupeau de wapitis, voir un élan traverser la route à quelques mètres...
bien d'autres choses inoubliables !

Passer de longues soirées à refaire le monde à méditer autour d'un verre de délicieux vin ou cinq ou six...

Merci Hugo, Merci Ilse, Merci Spirit Hills !

Monday, 18 March 2013

Wooaaaaahh...... (bâillement + étirement)



Non, je ne suis pas morte pendant l'hiver canadien (qui soit dit-en passant n'est pas terminé).

J'aime même passé de merveilleux moments, dans d'incroyables endroits, rencontré des personnes extraordinaires, traversé des coups durs aussi.
J'ai continué à apprendre sur moi, et à m'instruire, à emmagasiner plein de nouveaux savoirs intéressants.

Comment ça, vous saviez pas que les blogs hibernaient au Canada ?

Tant de choses se sont passées depuis mon dernier article... Sous la pression générale j'ai donc décidé de rassembler ma motivation et reprendre le fil de la plume là où je l'ai arrêtée... donc à Calgary, en décembre !

Au fait, mes statistiques me prouvent que vous êtes très nombreux a me lire.... Donc n'hésitez pas à commenter, ça me fait super plaisir !

Sunday, 27 January 2013

3 hitchhikers part #7 et fin. Calgary

Le 4 décembre au matin, on décolle de Regina pour Calgary, notre dernière étape à tous les trois !
Une demi-heure de marche depuis chez Atti jusqu'à l'embranchement sud de l'autoroute.
Une demi-journée à essayer de trouver un bon coin à conducteurs, mais rien, on est définitivement sur le mauvais bord de la ville. Trop à l'intérieur pour avoir assez de chances de trouver des rides, mais l'autoroute est vraiment dangereuse et on va pas risquer notre vie à s'aventurer tout au bord...
Devinez où on se réfugie ...

 
Mariage franco-tasmanien pour tuer le temps au Tim Horton's.
... mais oui !
A notre grand désarroi bien sûr, mais plus particulièrement Amélie qui commence à en avoir marre de ces "*** de capitalistes" qui vendent mokas et autres "french vanilla coffee" ultra-sucrés en promo à 1$... On la comprend. Le fait est qu'à 13h on réalise qu'on se rendra pas à destination le jour même. Petit coup d'oeil sur le site de Greyhound, on se fait déposer à la gare routière avec toutes nos affaires grâce à une amie d'Atti (merci les amis d'amis !)
Et tac, les billets sont pris pour un bus de nuit qui nous déposera à Calgary à 6h du matin. 70$ qui font mal quand on sait qu'on aurait pu trouver un ride gratuit. Mais à la fois, Amélie et moi avons l'échéance du wwoofing et on peut pas se permettre d'essayer de faire du stop un jour de plus. Et ayant quasi rien dépensé pour les transports en 3000km de parcours... ça s'équilibre.

Gare routière de Regina : corvée de surveillance de bagages !


On arrive donc le lendemain à Calgary, la 2e plus grosse ville de l'Alberta, un peu décalqués comme après une nuit de bus. Ewan connaît déjà bien la ville pour avoir travaillé 6 mois dans un café du downtown. C'est donc dans ledit café qu'on se rend pour un petit dej régénérateur à base des meilleurs muffins du monde : noix de pécan/chocolat blanc/canneberges. C'est également dans ledit café que je m'aperçois que ma guitare a littéralement le cou cassé par le voyage (merci Greyhound) et qu'il va falloir trouver quelqu'un qui s'y connait recoller tout ça. Par exemple Don, le beau-père d'Ewan qui habite dans le sud de la ville et qui vient nous chercher en fin de matinée pour passer la journée chez lui. La chance me sourit !

lumière de fin de jour dans la banlieue sud

une partie du garage de Don



Au programme, balade dans le voisinage et session musicale dans son garage aménagé qui respire la beu les seventies à plein nez : instruments innombrables, posters, vinyls... On a même enregistré un morceau avec Amélie :-)
Je repars le soir même à la ferme avec une guitare de remplacement et laisse ma petite Freedom aux mains d'un connaisseur pour la récupérer une semaine plus tard.






C'est là que la fin du chapitre "hitch-hiking trip" se clôt (les chiffres ici), et que commence une nouvelle page du carnet : Tandis qu' Ewan part pour bosser dans une station de ski des rocheuses, un mois de wwoofing nous attend avec Amélie. Dans une toute nouvelle cave à vin de miel à 1h au sud de Calgary.

dernière balade avant de se séparer !

Un bilan ? super positif. Le duo puis le trio a fonctionné et le fait de se serrer les coudes dans le froid nous a bien soudés. Je sais qu'on va re-voyager ensemble.

Plein de kilomètres, de rencontres et la conviction qu'on a reçu beaucoup : de l'aide, matérielle et verbale, des explications, des conseils, des rides, un sandwich, un hébergement... de la part d'inconnus. Et pour la première fois de ma vie, la prise de conscience qu'on peut donner en retour des choses moins concrètes mais visibles et vraiment appréciées : une conversation intéressante, un sourire, un morceau de musique, un plat cuisiné maison...
Pas besoin de se sentir redevable en quoi que ce soit, pas de gêne, juste un peu de culot pour oser et c'est gagnant-gagnant :
J'ai trouvé la manière dont je veux voyager !